Charnier des camps d'extermination nazis |
DE LA CONSCIENCE HISTORIQUE À L'ÂGE DE L'ANUS MUNDI
(1860-1945)
5-IX-1942. J’ai assisté cet après midi à une action spéciale
appliquée à des détenues du camp féminin, des “Musulmanes”,
les pires que j’ai jamais vues. Le docteur
Thilo avait raison ce matin en me disant que
nous nous trouvions dans l’anus du monde.
Dr. Kremer,
médecin à Auschwitz
Il est indubitable qu'entre 1860 et 1945, les Occidentaux ont vécu avec l'obscure certitude que leur civilisation s'était engagée sur une pente déclinante. Les preuves du progrès général avaient beau démentir ce pressentiment, mais la conscience occidentale s'éprouvait, attirée par un sentiment d'attraction fatal. Tous les Occidentaux, indépendamment de leur nationalité, acceptèrent l'idée qu'exprimait le titre du livre d'Oswald Spengler : l'Occident était bien en déclin.
Bataille de Gettysburd, 1er-3 juillet 1863 |
Déclin démographique à un moment où la surpopulation européenne se déversait dans les colonies comme sur les côtes atlantiques des Amériques; succession de crises économiques dont le paroxysme de 1929 suivait pourtant une longue période de croissance dans tous les secteurs de la productivité associés à la seconde Révolution industrielle; accroissement des soulèvements populaires, idée fausse inspirée par la violence de la Commune de Paris ou de la révolution berlinoise. Enfin et surtout, dégénérescence et décadence morale, thèmes qui seront abordés dans la seconde et la troisième partie de cet ouvrage. Deux événements majeurs : la guerre de Sécession américaine et la guerre franco-allemande de 1870 donnèrent le la à ce sentiment d'attraction fatale. Vainqueurs comme vaincus pressentaient que l'ampleur des massacres liés aux combats ou les conséquences civiles de la défaite ouvraient sur une pente déclinante. Au lieu de regarder l'évolutionnisme comme un perfectionnement des caractères physiques et moraux de l'être humain, les romanciers cherchèrent à identifier des tares congénitales fatidiques. Pensons à l'usage que fit Zola de l'hérédo-syphilis dans ses Rougon-Macquart, ou comment Thomas Mann utilisa le sanatorium de tuberculeux comme allégorie de l'Allemagne de Weimar.
Egon Schiele, autoportrait. |
Après les expériences lumineuses des impressionnistes et le travail sur les formes géométriques des cubistes, les artistes s'engagèrent dans l'exploration des formes morbides avec l'expressionnisme et le surréalisme. Si l'angoisse de la mort ne dominait pas toutes les œuvres – pensons à la richesse des coloris des fauvistes -, les productions que les nazis devaient qualifier de dégénérés ne cessaient d'ajouter des déformations visuelles chargées d'inquiétudes et de désemparement. Les systèmes religieux traditionnels cédaient devant la montée d'ésotérismes frôlant la psychose. L'épistémologie n'était plus qu'une fausse garantie de certitudes justifiées par des méthodes et des protocoles qui plaçaient la réalité et la connaissance scientifique au pinacle de la raison humaine. Pendant ce temps, toutes les formes de déraison infiltraient l'anthropologie, la biologie, l'orientalisme et même la connaissance historique. Le relativisme livrait au subjectivisme tous les domaines de la connaissance. Les Occidentaux avaient perdu la capacité de réconcilier leur subjectivité intime avec l'objectivité du monde extérieur. La philosophie existentielle véhiculait nombre de principes vitalistes, ne se refusant ni l'illogisme (dans les paralogismes par exemple), ni l'irrationnel. Tous ces délires entraînèrent a posteriori des événements tragiques qui en firent reposer la responsabilité sur les sciences, les techniques et le progrès : «Mais est-ce vraiment Rousseau qui est responsable du Goulag, Gobineau d’Auschwitz, Lavoisier et Boyle de la fabrication des gaz asphyxiants, Einstein de la fabrication de la bombe H? Est-ce que les auteurs de romans policiers sont les responsables des crimes réels que commettent les lecteurs? On l’a dit, on l’a trop dit, et cela suffit. Cessons d’accabler ceux dont des malfaisants, des tyrans et des techniciens ont accaparé les idées pour en faire mauvais usage. À ce compte-là ce serait la faute de Gutenberg, si on a imprimé et diffusé Mein Kampf».1
Félicien-Rops, Le Calvaire |
Cola di Rienzi, Marat, Louis Riel, Louise Michel, Carrier... |
se comprendrait mal, à la fin du XIXe siècle, si on ne voyait la rupture qu’elle a opéré par rapport au grand système de la dégénérescence : elle a repris le projet d’une technologie médicale propre à l’instinct sexuel; mais elle a cherché à l’affranchir de ses corrélations avec l’hérédité, et donc avec tous les racismes et tous les eugénismes».3 Léon Poliakov non plus, ne s'est pas montré dupe de cette démiurgie du Mal. L'homme, incapable de se substituer ni même de vraiment s'associer avec Dieu, ne peut passer qu'un pacte avec les démons : «Ainsi, on pourrait admettre qu’aussi étonnants que puissent être les pouvoirs des démiurges modernes, certaines limites resteront toujours posées à la perversion et à la robotisation des foules les plus dociles. Incapables de créer “un homme nouveau”, ils disposent toutefois, pour la destruction pure, de possibilités presque illimitées. Ce n’est que dans une société d’hommes voués à la mort que de nouveaux comportements à l’état pur ont pu se développer; par une ironie sordide, ce n’est que dans l’enfer concentrationnaire que cette ablation totale du sens moral à laquelle rêvait le Führer a pu s’accomplir à vaste échelle. Mais l’ombre des camps de concentration plane encore sur le monde; et le dernier message d’Adolf Hitler semble retenir encore à travers un monde en désarroi, faisant écho aux grondements des haines dont les relents stagnent dans les esprits».4 Autant dire que, depuis que le Mal s'est emparé de la démiurgie, l'humanité occidentale n'aspire plus qu'à la médiocrité et à la passivité. Sur ce point, Nietzsche a été bon prophète!
Albert Daenens, L'en dehors, 1922 |
Camp de détenus nordistes |
[Le] «développement de l’hygiène publique révèle un double visage, au tournant du siècle, deux visions de la santé collective, différentes, presque opposées et pourtant indissolublement liées : celle de la mobilisation autoritaire, une défense d’autant plus pesante qu’elle se réfère à l’absolu de la nation, à son avenir, son “sang”, sinon à sa survie. L’hygiène publique obéit ici, assure Léon Bourgeois dans un discours de 1889, “aux nécessités du patriotisme, car elle a pour but et pour effet de conserver et d’accroître ce capital humain dont la moindre parcelle ne peut être perdue, sans une atteinte à la sécurité nationale et la grandeur de la patrie”. Cette hygiène pèse alors comme une force extérieure, surplombant les individus, poursuivant un sens en dehors d’eux : l’accomplissement d’un destin collectif où dominent la nation et le sang, le “grandissement de la patrie, de la race et de l’humanité”.
Campagne d'anti-vaccination |
Le
fantasme de la fécalité, en particulier, se retrouvait dans tout.
L'invention du tout-à-l'égout et la désinfection appelaient
l'usage de gaz et la crémation des corps plutôt que l'enfouissement
dans des nécropoles surpeuplées; la chasse au péril vénérien, le
confinement des tuberculeux dans des sanatoria isolés; le besoin
d'aération urbaine devant la promiscuité des foules, appelaient la
mobilisation de l'État. Il n'y eut pas jusqu'à l'usage des
barbelés, tirés des grands ranchs
américains, qui furent tricotés autour des camps, voire des usines.
Les grands abattoirs, enfin. Ces lieux où les bestiaux étaient
exterminés en masse pour nourrir les bien nantis des villes,
massacres accomplis dans une asepsie quasi complète et à l'écart
du regard des consommateurs, préparaient l'indifférence occidentale
devant ces camps où la mort d'êtres humains était administrée
d'une manière digne de la division technique du travail qui dominait
alors la production industrielle. Partout ne voyait-on
Buveurs de sang |
1er mai sanglant à Fourmies, 1891 |
Enfin,
cette période fut celle où le temps l'emporta sur l'espace. Alors
que les limites de la planète étaient reportées aux extrémités
du globe, le temps devenait la conquête du temps, nouvelle
préoccupation des Occidentaux. Ils partirent à la conquête du
temps comme deux siècles plus tôt ils étaient partis à la
conquête de l'espace. Quelles formes prendrait ce temps? Avec
Bergson, ils apprirent à classer en termes de durées et
d'intervalles; avec Proust, ils éprouvèrent l'expérience intimiste
de la mémoire et du rappel mental des souvenirs; avec Einstein, ils
refermèrent l'univers ouvert au temps de Copernic et de Galilée sur
la relation espace-temps; avec la génération de 1914, ils
découvrirent un phénomène humain relativement nouveau :
l'adolescence, caractérisée par un même Zeitgeist. Avec
le néo-paganisme fin-de-siècle, les
Occidentaux redécouvrirent le mythe de l'éternel-retour, moins
celui des cycles astrobiologiques des civilisations anciennes que
celui de la correspondance des temps, des durées significatives, ce
qui invitât les esprits les plus superficiels à considérer que les
temps se répétant, l'histoire ne pouvait être qu'une série de
répétitions événementielles, source d'une phénoménologie de
l'histoire.
Le mythe de l'éternel retour ne fut que l'un des nombreux mythes que les Occidentaux s'inventèrent durant cette époque troublée. Georges Sorel inventa le mythe de la Grève générale, exemplum de la violence révolutionnaire; des Juifs les nationaux récupérèrent le mythe du Peuple-élu instaurant une véritable rivalité d'orgueils : la Manifest Destiny des américains; le jingoïsme britannique, le surhomme aryen, la mission civilisatrice française, la
La vieille chapelle de Betsiamites |
Leopold von Ranke |
Emmanuel Mounier (1905-1950) |
Evacuations : Saïgon, 1975; Kaboul 2021 |
Rassemblement à Harbin, 1966 |
Le
Mal, en effet, s'est présenté sous son jour le plus mauvais, si on
peut dire, durant cet âge de l'Anus
Mundi. Mais
il peut aussi se présenter sous des jours heureux et prospères. Le
Mal à travers le fascisme ou le communisme; à travers le
totalitarisme et la dictature, reste le Mal tel que nous l'ont
enseigné les religions depuis l'aube de l'humanité. Cette
caricature morale dissimule toutefois une autre interprétation du
Mal; celle de la vertu et de l'obligeance. Il peut tout aussi bien
empoisonner sous les bons que sous les mauvais sentiments. Du
politically
correctness
des années 80 du XXe siècle à la rhétorique woke
qui
s'affiche au nom des victimes de l'Histoire – des femmes, des
LGBTQ2S+,
des racisés (essentiellement des Noirs), des autochtones et autres
orphelins de la cruauté humaine -, se pratique un nouveau
totalitarisme exclusiviste de la pensée qui partage la même
structure représentationnelle que le fascisme du XXe siècle. Comme
l'écrit encore Tzvetan Todorov : «Je
ne crois pas que le mal lui-même ait changé de nature : il consiste
toujours à dénier à quelqu’un son droit d’être pleinement
humain; ni que l’espèce humaine ait subi une mutation; ni enfin
qu’un fanatisme nouveau, d’une puissance jamais vue, soit soudain
apparu. Ce qui a rendu possible ce mal immense, ce sont des traits
tout à fait communs et quotidiens de notre vie; la fragmentation du
monde, la dépersonnalisation des relations humaines. Ces traits
eux-mêmes, cependant, sont l’effet d’une transformation
progressive, non exactement de l’homme, mais de ses sociétés : la
fragmentation intérieure est l’effet de la spécialisation
croissante qui règne dans le monde du travail, donc de sa
compartimentation
inévitable; la dépersonnalisation provient d’un
transfert de la pensée instrumentale au domaine des relations
humaines. Autrement dit, ce qui est approprié aux activités
téléologiques (spécialisation, efficacité) s’empare aussi des
activités intersubjectives, et c’est cela qui multiplie par mille
un potentiel de mal probablement pas très différent de celui des
siècles passés».18
C'est dire que le contenu idéologique pèse peu dans la balance,
tout comme les anciens programmes fascistes pesaient peu dans la
politique appliquée des régimes italien et hitlérien. Une
rhétorique de gauche exprimée sous une forme de droite finit
aujourd'hui par soulever la même répugnance que les fascismes jadis
chez les esprits critiques, il y a un siècle maintenant. Le profil
de l'historicité est le même.
Le
fascisme, dans sa veine la plus totalitaire, dressait
l'interpénétration de l'espace publique et de l'espace privé. Il y
avait là une structure indéfectiblement schizophrénique. Le XXIe
siècle a commencé sur les mêmes failles que le siècle précédent,
sinon que les formes ont quelque peu évolué. L'Homme-Machine est
devenu ce robot entièrement assimilé par son équipement informatique alors que le Sujet kantien n'est plus qu'un client du
Marché et de l'État qui se réclame du droit de consommer librement
et de l'impératif de sa sécurité, en particulier de sa santé. Cet
hypocondriaque conditionné par les opérations de son instrument
numérique est l'aboutissement du prolétaire du XIXe siècle. Il
s'est haussé quelque peu socialement, mais il s'est appauvri des
vertus viriles et stoïques qui l'éduquaient deux siècles plus tôt.
En lui sommeillent aussi le Propriétaire et le Citoyen. C'est par ce
dernier qu'il peut réclamer à cor et à cri son droit à la
socialisation de son individualité, aux garanties de la santé et à
sa sécurité (financière) que les États refusaient jusqu'à tout
récemment de lui concéder, mais dont la crise de surproduction en
société de consommation oblige de satisfaire. Le Propriétaire, de
son côté, devient de moins en moins une individualité humaine
qu'un consortium quelconque de grandes entreprises multinationales
aussi bien que de petites coopératives locales, s'affichant d'un
acronyme et d'un numéro quand il ne peut être plus anonyme! Dans
l'ensemble, les luttes ne sont pas moins féroces, et les
conjonctures se présentent toujours selon une suite d'enchaînements
disparates. Derrière leur apparence de grande liberté, comme des
huîtres, les sociétés occidentales se referment de plus en plus à
l'image des sociétés totalitaires de jadis. Ils entretiennent des
valeurs, non tant humanistes – c'est là que plusieurs se laissent
prendre à gauche -, qu'anthropologiques dans le sens où l'entendent
les impératifs catégoriques kantiens, aujourd'hui garantis par
différentes versions de charte de droits, tous définis à
l'intérieur de paradigmes de la mondialisation néo-libérale. Comme
Todorov, nous pourrions rendre compte ainsi de nos sociétés : «Pour
rendre compte des actions et des qualités humaines dans le cadre des
camps, mais aussi en dehors d’eux, j’ai dû recourir à une série
d’oppositions, dont je constate maintenant qu’elles s’englobent
les unes les autres. Au niveau le plus abstrait, j’ai distingué
entre activités téléologiques et intersubjectives; parmi
celles-ci, j’ai été amené à séparer sphère publique et sphère
privée, opposition conduisant à celle de la politique et de la
morale (selon le principe de la “subjectivité” de toute action
morale). Au sein même de la morale, j’ai dû opposer vertus
héroïques et vertus quotidiennes (d’après le critère de
“personnalisation”); et, pour ces dernières, j’ai eu recours à
la distinction entre morale de principes et morale de sympathie. Or,
à énumérer ainsi ces oppositions, plusieurs observations sautent
aux yeux. On pourrait formuler la première comme une double exigence
: alors qu’il s’agit de véritables oppositions qui n’admettent
pas de synthèse, les deux termes sont aussi nécessaires l’un que
l’autre à la vie de l’individu comme à celle de la société.
Il faut que le travail soit efficace et que les relations humaines ne
lui soient pas sacrifiées; il est préférable que la société soit
juste et les individus bons; que les vertus héroïques se fassent
jour dans les circonstances exceptionnelles et les vertus
quotidiennes, dans la vie de tous les jours; et l’on a vu que
l’action des sauveteurs exigeait à la fois une morale de principes
et une morale de sympathie. Est-il possible de surmonter les tensions
nées de ces couples d’exigences?».19
Certes, nous ne vivons plus dans des camps, nous vivons à l'air
libre, avec notre entourage affectif et nos lieux de fréquentation.
Personne ne remarque que nos barbelés ne sont plus à l'extérieur,
mais dans nos têtes.
À
l'âge de l'Anus
Mundi, les
guerres contribuèrent à confondre pleinement sphère privée et
sphère publique. Ernst Jünger, qui s'y connaissait pour avoir vu du
côté allemand les deux guerres mondiales, écrivait dans les années
60 du XXe siècle : «Dans
ces guerres mondiales, la chose nouvelle à vrai dire n'est pas
l'ampleur, mais cette qualité sans précédent qui fait d'elles des
opérations de la population terrestre et oblige par là à se
demander si juridiquement, politiquement, éthiquement, on peut
encore les concevoir comme des guerres au sens ancien. S'il n'y avait
pas changement de qualité, seulement d'ampleur, de telles questions
ne surgiraient même pas».20
Désormais, l'administration publique; la propagande; le
conditionnement médiatique; la tyrannie
de la majorité
à son paroxysme, nous font payer le prix fort de la sécurité
sociale et médicale en introduisant la sphère publique dans nos
vies privées; d'un autre côté, par les réseaux sociaux et
l'inventaire innombrable de ses
modélisations, nous assistons à
l'intrusion dans la vie publique de la sphère privée d'individus
souvent pire que médiocres. Les ressentiments ponctués
d'éructations obscènes se substituent progressivement à la
démocratie et deviennent le socle de nos actuels populistes qui
n'hésiteront pas à bouffer du woke
pour
récupérer l'entièreté de la pensée et de la forme de droite.
Nous prenons à peine conscience de ce danger, et comme il ne
reproduit pas le schéma de l'entre-deux-guerres. nous voyons nos
socialistes bon teints, par leur enthousiasme écervelé, détruire
l'œuvre des gauches du dernier demi-siècle. C'est ainsi, que
reproduisant la formule (contingences/nécessité = l'historicité,
qu'il m'apparaît que la logique
de l'histoire,
à la période de l'Anus
Mundi, pourrait
s'exprimer par cette formule :
hygiénisme
Notes
1 G. Bechtel. Délires racistes et savants fous, Paris, Plon, réed. Press Pocket, Col. Agora, # 261, 2002, p. 228.
2 M. Carrouges. La mystique du surhomme, Paris, Gallimard, Col. Bibliothèque des Idées, 1948, p. 422.
3 M. Foucault. Histoire de la sexualité, t. 1 : La volonté de savoir, Paris, Gallimard, Col. Bibliothèque des histoires, 1976, p. 157.
4 L. Poliakov. Bréviaire de la haine, Paris, Calmann-Lévy, rééd. Livre de poche, # 3834, 1951, p. 425.
5 Cité in R. Girardet. Mythes et mythologies politiques, Paris, Seuil, Col. L’Univers historique, 1986, pp. 118-119.
6 T. Zeldin. Histoire des passions françaises, t. 5 : Anxiété et hypocrisie, Paris, Seuil, Col. Points-Histoire, # H55, 1981, p. 464.
7 G. Vigarello. Histoire des pratiques de santé, Paris, Seuil, Col. Points-Histoire, # H258, 1999, pp. 280-281.
8 G. Vigarello. ibid. pp. 306-307.
9 Cité in Z. Sternhell. Ni droite ni gauche, Paris, Seuil, Col. XXe siècle, 1983, p. 305.
10 D. Morton. Une histoire militaire du Canada, Sillery, Septentrion, 1992, p. 295.
11 P. Accoce & P. Bentchnick. Ces malades qui nous gouvernent, Paris, Stock, réed. Livre de poche # 5092, 1976, p. 124.
12T. Todorov. Face à l'extrême, Paris, Seuil, Col. La couleur des idées, 1991, p. 215.
13 P. Milza. Les Fascismes, Paris, Imprimerie Nationale, Col. Notre Siècle, 1985, p. 403.
14P. Fussell. À la guerre, Paris, Seuil, Col. Points-Histoire, # H331, 2003, p. 341.
15Cité in M. Martinet. Culture prolétarienne, Paris, Maspéro, Col. P.C.M. # 159, 1976, p. 37.
16E. R. Curtius. Essais sur la littérature européenne, Paris, Grasset, 1967, p. 305.
17Cité in P. Muray. Céline, Paris, Gallimard, Col. Tel, # 312, 2001, p. 158.
18T. Todorov. op. cit. pp. 324-325.
19T. Todorov. ibid. p. 328.
20E. Jünger. Le mur du temps, Paris, Gallimard, Col. Idées, # 434, 1963, p. 256.
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